Équipe

du CAMSP de Savoie

L'équipe

L’équipe est composée de 26 personnes recouvrant un pôle médical, paramédical, psychologique, éducatif et social.
L’équipe soutient une intervention précoce, pluridisciplinaire et coordonnée.
L’équipe recherche en permanence la complémentarité et la spécificité de chaque discipline (concertation).
L’équipe élabore pour chaque enfant et avec ses parents un projet d’action global de soin, retranscrit dans un DIPEC, (Document Individuel de Prise en charge), pour que la prise en charge de l’enfant soit coordonnée, homogène et cohérente.

 

Organigramme camsp 2019

 


 

Kinésithérapeutes

1) Surveillance et prévention des troubles orthopédiques
Les troubles de l’organisation motrice et de la physiologie musculaire entraînent très souvent des déformations articulaires dont le début est très précoce.
– Surveillance, bilan, radiographie, consultation médicale avec le spécialiste de médecine physique et de réadaptation
– Confection d’orthèses.
Avec un appareilleur qui travaille sur moulage (attelle de posture ou de marche, siège moulé, verticalisateur,…) ou par le CAMSP seul (installation et adaptation de matériel de puériculture existant).
2) Evaluation des troubles (neuro-)moteurs
Des bilans spécifiques sont réalisés à la demande des médecins pour préciser des troubles moteurs et les répercussions possibles.
3) Education motrice
a) Développer les possibilités motrices de l’enfant.
Il s’agit bien d’éducation et non de rééducation car on doit aider l’enfant à imprimer les bons schèmes moteurs (suivant ses possibilités) ; c’est un réel apprentissage moteur, l’enfant ne pouvant pas, à des degrés divers, tout découvrir et expérimenter par lui-même.
b) Apprendre aux parents à guider leur enfant.
De même, les parents, dans les gestes quotidiens, peuvent reprendre cette éducation motrice pour que l’enfant l’intègre mieux. Il est nécessaire de travailler avec les parents.

Érgothérapeutes

L’ergothérapie est une discipline paramédicale qui vise à l’acquisition, la récupération ou le maintien d’une autonomie individuelle ou sociale. Sa réalisation se fait par une approche fonctionnelle de la personne.
Plusieurs domaines d’activités peuvent être concernés :
– l’autonomie de la vie quotidienne (habillage, repas, toilette, …),
– les manipulations de jeux et d’outils (prendre/lâcher d’objets, visser/dévisser, coller, découper,
déchirer,…),
– la découverte du dessin et des pré-requis de l’écriture (tenue du crayon, réalisation de dessins, de
lettres,…),
– L’apprentissage d’aides techniques rendues nécessaires par les difficultés de l’enfant (outil adapté,
ordinateur, fauteuil roulant électrique,…).

Educatrice de jeunes enfants

Elle s’efforce de faire du CAMSP un lieu vivant et ouvert sur l’extérieur, où le handicap n’envahit pas tout, où l’enfant, malgré ses difficultés, peut exister en tant qu’enfant avec ses besoins et désirs propres à tout enfant, où le parent peut porter un regard sur son enfant au-delà des limites du handicap.
L’éducatrice propose des temps de jeux et d’expression (groupes d’éveil et d’expression, projets artistiques, temps rencontre).
Elle peut s’adresser soit à des groupes d’enfants seuls, soit plus ponctuellement à des groupes parents-enfants.
D’autre part, en parallèle à ce travail dans les locaux du CAMSP pour certaines activités et pour des temps de concertation, elle peut aussi effectuer une partie de ses missions à l’extérieur. Elle intervient, alors, principalement, dans les haltes garderies, multi-accueils, crèches, voire écoles maternelles lors de la fréquentation de ces structures par certains enfants suivis par le CAMSP.
Elle intervient durant la période d’adaptation de l’enfant, avec le plein accord de ses parents ou responsables légaux. Elle est présente en général une demi-journée par semaine, durant une période dont la durée est prévue à l’avance, quelques semaines par exemple.
Elle n’est pas affectée uniquement à l’accompagnement de l’enfant mais elle agit en appui aux membres du personnel de la structure, afin qu’ils soient plus disponibles avec l’enfant.

Psychomotriciens(nes)

«Les thérapeutiques psychomotrices consistent en des actes dont le but est de prévenir ou de traiter l’altération de l’organisation psychomotrice et du développement psychomoteur du patient, en vue de l’harmonisation des fonctions motrices, toniques et psychiques» (Article 1er du décret relatif à la profession de psychomotricien).
La psychomotricité est une pratique à médiation corporelle, qui propose une approche globale du patient. Elle s’adresse au corps en relation, comme expression de la construction de la personne.
Le mode d’expression premier étant corporel, l’abord psychomoteur est fréquemment proposé au CAMSP.
Le développement psychomoteur particulier, perturbé des tout-petits accueillis nécessite du temps, de l’attention, des observations et une présence partagées avec les parents. Les notions de base en psychomotricité au CAMSP sont : partage, contenance et enveloppe, sensoriel, découverte de soi et de l’extérieur, mouvement… puis exploration, jeu, rencontre.
Sur prescription médicale, la psychomotricienne réalise un bilan, en plusieurs séances, qui est une observation de l’enfant tant dans son activité spontanée que lors de situations proposées. Il permet d’appréhender les compétences et difficultés de l’enfant, en rapport avec son investissement corporel et psychique en présence des parents.
Les séances de psychomotricité peuvent être hebdomadaires ou plus espacées. Elles se construisent avec les parents des tout-petits et peuvent devenir individuelles ou, parfois, concerner deux enfants.
Elles peuvent occasionnellement avoir lieu à domicile ou sur un lieu de vie des enfants.

Un soin en psychomotricité comprend aussi un temps de notes, de réflexion, d’échanges.
Les psychomotriciennes co-animent des groupes d’expression, groupes parents-enfants ou groupes thérapeutiques avec d’autres professionnels.
Elles peuvent participer à la mission de prévention et dépistage du CAMSP.

Médecin rééducation fonctionnelle

Il assure une consultation périodique spécialisée pour les enfants inscrits, porteurs de difficultés motrices et neuromotrices. La consultation est conjointe avec le kinésithérapeute de l’enfant et, quelquefois, un autre rééducateur. Elle permet entre autres d’affiner le diagnostic fonctionnel, d’ajuster les indications de rééducation, de prescrire et contrôler précisément les appareillages et autres interventions utiles,…

Orthophonistes

Il s’agit de prises en charge précoces, qui se font donc en étroite collaboration avec la famille ; notre rôle étant de favoriser les interactions, d’abord non verbales puis verbales, du jeune enfant avec son entourage. Nous allons accompagner l’enfant vers la communication, en découvrant ses limites mais aussi ses potentialités, en créant les meilleures conditions possibles pour qu’il soit entendu dans ses besoins, ses désirs, et qu’il puisse se construire au niveau relationnel et cognitif.
Un travail technique pourra être entrepris concernant :
– l’alimentation, en cas de difficultés bucco-faciales motrices ou praxiques ;
– l’éducation auditive : suivi de prothèses, relations avec les services spécialisés ;
– la parole, par un travail visant la maîtrise de la mise en ordre des sons dans la chaîne parlée ;
– le langage, dans ses aspects syntaxiques et pragmatiques mais aussi en tant que support de la pensée
(travail au niveau cognitif).
Le langage verbal sera privilégié mais tout autre moyen permettant la communication pourra être proposé, soit comme moyen de substitution en cas d’impossibilité d’oralisation, soit comme support d’acquisition de la parole (code gestuel, pictogrammes, cahier de vie,…).
Le but de la prise en charge orthophonique est avant tout de donner à l’enfant des moyens lui permettant d’être entendu, compris et reconnu comme un véritable interlocuteur.

Médecin directeur technique

Le médecin Directeur Technique est garant de la philosophie et des missions du CAMSP telles qu’elles sont définies par le Conseil d’Administration.
Il est garant de la qualité des soins de toute nature dispensés au CAMSP et de leur conformité avec l’éthique professionnelle. Il s’assure que les techniques sont validées par l’expérience reconnue par la Communauté Scientifique et conformes aux convictions culturelles, sociales et religieuses des familles.
Il est co-responsable de la formation professionnelle du personnel. Il définit les priorités et les choix mais à l’intérieur de l’enveloppe budgétaire présentée par le Directeur Administratif.
Il prononce et signe les admissions au CAMSP, qui sont proposées à l’aval des autorités de tutelles et en conformité avec les procédures d’admissions jointes en annexe. En particulier, il s’assure du respect des critères d’admission définis par les textes fondateurs et le projet d’établissement. Il discute en équipe et définit l’ordre des bilans de départ.
Il prononce les sorties de CAMSP, après avoir défini en équipe et avec les familles les modalités d’orientation.
Il préside les réunions de synthèse, ainsi que les réunions du conseil technique. Après avoir écouté chacun des intervenants de l’équipe et les parents, il propose à ceux-ci un projet individuel de suivi, qui sera régulièrement mis à jour. Il est responsable de son bon déroulement général. Le manque de temps sur son poste le conduira à déléguer à la directrice certaines parties de ses obligations ou missions non strictement médicales.

Médecin Pédopsychiatre

Il assure deux sortes d’interventions :
– Des consultations spécialisées de pédopsychiatrie, sur la demande des médecins et des autres
membres de l’équipe.
– Chaque fois que possible, une participation aux réunions de synthèse des enfants, auxquelles il
apporte son éclairage particulier, notamment lorsque des troubles relationnels ou du comportement font partie du tableau clinique.

Psychologues

La fonction de psychologue s’appuie sur diverses théories et pratiques qui fondent le travail clinique et permettent une élaboration ; elle est, de ce fait, le garant d’un travail thérapeutique. Afin d’être à l’écoute des situations traumatiques, des tranches de vie du sujet et de la vie émotionnelle de celui-ci, le psychologue est un professionnel qui se donne les moyens d’analyser son propre vécu émotionnel pour préserver la neutralité et garantir toute indépendance affective du sujet à son égard.
Les symptômes de la souffrance psychique, présentés par le jeune enfant porteur de handicap ne sont pas facilement identifiables car souvent englués dans une symptomatologie plus large (neurologique, génétique, …). Le psychologue, de par sa formation clinique et avec des outils qui lui sont propres, a pour mission de les repérer puis d’éclairer, autant que faire se peut, les parents et les professionnels qui interviennent auprès de l’enfant dans le respect de la confidentialité.
Il peut proposer des mesures thérapeutiques pour l’enfant et un soutien à la famille, qui s’intègrent au projet individuel.
Le travail du psychologue dans un CAMSP repose donc sur une prise en compte des conséquences psychologiques du handicap pour le sujet qui en est porteur et sa famille.
Le psychologue a pour mission de proposer un travail d’élaboration en lien avec les autres membres de l’équipe. Il peut être amené à intervenir dans différentes structures d’accueil de l’enfant (EAJE et/ou écoles maternelles), afin de permettre un travail cohérent et de répondre aux interrogations que suscite le handicap.

Assistante sociale

L’assistante sociale est une des seules personnes appartenant à l’équipe pluridisciplinaire du CAMSP qui n’intervient pas en relation directe avec l’enfant mais avec la famille.
Son travail qualifié, bien trop souvent et injustement, d’administratif, repose sur des interventions auprès des familles, avec une équipe, mais il ne s’agit pas d’apporter une aide à tout prix.
Il se définira davantage dans l’objectif de favoriser l’environnement social et familial de l’enfant, afin de lui permettre la meilleure évolution possible dans la société, dans sa famille, impliquant un suivi optimum au CAMSP.
L’action de l’assistante sociale avec les parents prend souvent la forme d’entretiens au CAMSP dont un, initial, permettant de se présenter, d’informer les familles sur son intervention, ainsi que sur les aides proposées. Par la suite, ces entretiens seront plus ou moins fréquents, selon les besoins, les relations d’aide instaurées, la demande… Il s’agira d’écoute, parfois de réponses concrètes.
Au même titre que les entretiens, les visites au domicile, approche particulière, professionnelle, qui permet aux familles d’être dans leur univers familier, l’enfant est dans son cadre de vie, avec sa fratrie. Les rencontres se font à la demande des parents, de l’équipe, du médecin… de l’assistante elle-même… Le travail se fait également dans l’accompagnement dans l’environnement social : accompagnement dans les démarches, explications des différentes institutions, aide morale : réassurance, retour à la confiance en soi et en l’enfant, puis actions dans l’environnement immédiat : lieux de vie, associations… pour parents et autres enfants, pour l’enfant lui-même.
Ce travail ne s’inscrit pas uniquement dans les locaux du CAMSP ou au domicile des parents mais également auprès d’autres services, établissements.
Une assistante sociale est un agent de liaison. Elle créé des liens, les favorise en tous cas et tente de relier les personnes et les institutions entre elles.
Une action donc auprès de différents services sociaux tels que la Protection Maternelle et Infantile (PMI), les Centres Polyvalents d’Action Sociale (CPAS), la Caisse d’Allocation Familiale, les Mutuelles, l’association de la Sauvegarde de l’Enfance, la MDPH et divers services publics et associations.
La finalité de ces réseaux étant bien entendu, l’aide aux familles.

Médecin Pédiatre

Le Directeur Technique assure le suivi médical des enfants inscrits au CAMSP et/ou vus en consultation mais pour la part seulement des problèmes relevant des missions du CAMSP.
Il s’assure que l’état de santé des enfants est compatible avec la sécurité de l’établissement, notamment en matière de maladies contagieuses et d’hygiène.
Il reçoit en consultation les enfants adressés au CAMSP accompagnés, dans toute la mesure du possible, par leurs deux parents ou tuteurs légaux :

– soit pour un simple avis clinique,
– soit pour une inscription, suivant les procédures décrites plus loin,
– soit dans le cadre d’un suivi régulier des enfants inscrits et sur un rythme au moins

annuel.
Il s’assure de la réalité du diagnostic et ordonne les examens ou conseils spécialisés nécessaires à l’établissement du diagnostic, du pronostic ou du traitement.
Il en informe la famille de la façon la plus claire et détaillée possible.
Il adresse systématiquement un courrier ou compte-rendu à ses confrères: médecins (libéraux, hospitaliers,…), après chaque consultation ou décision importante.
Pour certains enfants, il délègue la majeure partie de ces tâches à l’un ou l’autre des médecins pédiatres associés de l’équipe.
Concernant les mesures thérapeutiques :
Il ordonne celles relevant de sa spécialité, par exemple les prescriptions de médicaments.
Il délègue cette mission à ses confrères (médecin pédiatre, médecin de médecine physique et de réadaptation ou pédopsychiatre) et aux psychologues pour les mesures relevant de leurs spécialités.
Il arrête les indications de prise en charge rééducative en équipe lors des synthèses. Il n’intervient pas dans le contenu et le déroulement des séances, sauf contradiction avec les orientations du CAMSP.
Il en informe les parents.